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L’Expérience des Biens Culturels en Régime Numérique

le mardi 19 novembre 2019

Quentin Gilliotte soutient sa thèse de sociologie intitulée :

L’Expérience des Biens Culturels en Régime Numérique

La soutenance aura lieu le mardi 19 novembre 2019 à 14h à la Maison de la Recherche, 4 rue des Irlandais, Paris 5ème, salle Athéna.

Le jury sera composé de :

  • Valérie BEAUDOUIN, Professeure des Universités, Telecom ParisTech, Examinatrice
  • Jean-Samuel BEUSCART, Chercheur, Orange Labs, Encadrant de thèse
  • Dominique CARDON, Professeur des Universités, Science Po Paris, Examinateur
  • Philippe COULANGEON, Directeur de Recherche CNRS, Science Po Paris, Rapporteur
  • Christine DETREZ, Professeure des Universités, ENS Lyon, Examinatrice
  • Antoine HENNION, Directeur de Recherche CNRS, Mines ParisTech - PSL, Rapporteur
  • Dominique PASQUIER, Directrice de Recherche CNRS Émérite, Directrice de thèse

Cette soutenance sera suivie d’un pot auquel vous êtes chaleureusement convié-e-s.

Résumé :

Cette thèse s’intéresse à l’expérience des biens culturels en régime numérique. Trois enjeux sont adressés. Premièrement la dématérialisation des supports qui pose la question des modalités d’attachement aux choses. Les individus retrouvent l’aura perdue avec la numérisation des biens culturels en cherchant un “idéal d’authenticité” et en singularisant leur expérience de consommation. Les façons de gérer, d’ordonner et de classer les biens ont également changé, se déplaçant vers des modes idiosyncrasiques de classement. Le deuxième enjeu concerne la confrontation à l’abondance de l’offre disponible qui invite à comprendre les formes d’exploration et de sélection des biens culturels, en particulier les formes autonomes de découverte des biens en ligne. Les résultats montrent comment le numérique permet un retour du mode de la “prise” et du recours à la sérendipité. Les derniers chapitres traitent la question des transformations des modalités de consommation, avec en premier lieu les formes d’optimisation que permet le numérique en facilitant la gestion entre le stock et le flux. Enfin, la thèse s’intéresse à la façon dont les individus mobilisent les biens culturels pour se mettre dans certains états émotionnels et cognitifs, au travers notamment de trois régimes : l’évasion, l’accompagnement et la rentabilité.

Le terrain repose sur deux matériaux. D’une part, 63 entretiens semi-directifs menés aux domiciles des enquêtés, et diversifiés à la fois par âge, genre, niveau de diplôme, lieu de résidence et PCS. D’autre part, une étude quantitative par questionnaire structurée par méthode des quotas. Les données recueillies ont fait l’objet d’une analyse multifactorielle (ACM) et d’une classification (CAH).

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